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Paradise Nails Nice

Le second métier de la maison

Les extensions de cils

L’extension de cils figure à l’objet social de l’entreprise, au registre national : c’est, à côté de la prothésie ongulaire, la seconde activité déclarée de Paradise Nails. Comme pour les ongles, la meilleure façon d’arriver au rendez-vous sereine est de savoir ce qu’on demande. Voici le métier, expliqué simplement.

Le salon ne publie ni tarif ni durée pour cette prestation. Rien de ce qui suit n’est une promesse de sa part : ce sont les usages du métier. Le détail se demande au 06 13 20 42 40.

Main posée sur l’accoudoir brodé du salon, ongles ballerine en french nude discrète.

Ce qu’est une extension de cils

Une extension est une fibre synthétique très fine — le plus souvent en polybutylène, improprement appelée « soie » ou « vison » selon sa finition — collée une par une sur un cil naturel, à environ un millimètre de la paupière. Elle ne touche jamais la peau. Elle n’est pas posée sur la paupière comme une bande de faux cils : elle est solidaire du cil qui la porte, et elle tombera avec lui.

C’est le point qui explique tout le reste. Un cil naturel vit entre six et dix semaines, puis tombe et se renouvelle. À chaque instant, une partie de vos cils est jeune, une autre en fin de vie. Une pose neuve paraît donc parfaitement fournie, puis se clairsème progressivement, à un rythme d’environ deux à cinq cils perdus par jour et par œil. Ce n’est pas un défaut de pose : c’est de la biologie.

Cil à cil, volume russe, volume mixte

Ces trois mots ne décrivent pas trois qualités mais trois densités, obtenues de trois manières.

Le cil à cil, ou extension classique
Une extension pour un cil naturel. Le résultat est celui d’un rimmel bien appliqué mais permanent : le regard est défini, les cils paraissent plus longs et plus sombres, et personne ne devine qu’il y a quelque chose. C’est la technique la plus légère pour le cil naturel, et la plus indiquée pour une première pose ou pour des cils fins.
Le volume russe
Plusieurs extensions ultra-fines — de trois à huit selon la solidité du cil porteur — assemblées à la pince en un petit bouquet, puis posées sur un seul cil naturel. Chaque fibre étant beaucoup plus fine, le poids total reste comparable à celui d’une extension classique. Le rendu est dense, sombre, très fourni. C’est la technique la plus longue à réaliser et la plus technique.
Le volume mixte, ou hybride
Une alternance de cil à cil et de bouquets sur la même ligne. On obtient une densité intermédiaire et un effet légèrement texturé, moins uniforme que le volume russe. C’est souvent le meilleur compromis quand on trouve le classique trop discret et le russe trop marqué.

À cela s’ajoutent trois réglages que la poseuse ajustera avec vous : la longueur, qui ne doit jamais dépasser de beaucoup celle du cil naturel sous peine de le fatiguer ; la courbure, notée par des lettres — C, D, L… — qui ouvre plus ou moins le regard selon la forme de votre paupière ; et l’épaisseur de la fibre. Une bonne pose n’est pas la plus longue : c’est celle qui respecte la capacité de vos cils.

Comment se passe une pose

Vous êtes allongée, les yeux fermés, du début à la fin. La poseuse commence par nettoyer et dégraisser les cils — un reste de maquillage ou de crème empêche la colle de prendre. Elle protège ensuite les cils inférieurs par un patch ou un adhésif hypoallergénique posé sous l’œil, pour éviter qu’ils ne se collent aux supérieurs.

Puis vient le travail proprement dit : à l’aide de deux pinces, elle isole un cil naturel parmi les autres, trempe l’extension dans une goutte de colle, et la dépose le long du cil isolé. Elle recommence, cil après cil, sur les deux yeux. C’est lent et silencieux ; beaucoup de clientes s’endorment.

À la fin, la colle est séchée — à l’air, au souffleur ou avec un accélérateur — et on peigne. Vous ouvrez les yeux : la vue peut être légèrement voilée pendant une minute, le temps de s’habituer. Une pose ne doit pas faire mal. Une sensation de brûlure ou de picotement pendant la séance se signale immédiatement, elle n’est jamais normale.

La tenue, et le rythme des remplissages

La pose complète tient tant que les cils porteurs restent en place. Concrètement, le regard reste bien fourni deux à trois semaines, puis se clairsème. Le remplissage consiste à retirer les extensions dont le cil porteur a poussé trop loin ou s’est retourné, et à en reposer sur les cils neufs qui ont pris leur place.

Le rythme habituel est de trois à quatre semaines. Passé six semaines sans retouche, il reste en général trop peu d’extensions pour parler de remplissage, et la séance redevient une pose complète — plus longue, donc plus chère. Prendre le rendez-vous suivant en sortant est le réflexe qui évite cela.

La tenue varie beaucoup d’une personne à l’autre : vitesse de renouvellement des cils, peau grasse, larmoiement, sport intensif, sauna, dormir sur le ventre — tout cela joue. Deux clientes posées le même jour n’auront pas le même résultat au bout de trois semaines, et cela ne dit rien de la qualité de la pose.

L’entretien, jour après jour

  • Les vingt-quatre premières heures. Pas d’eau, pas de vapeur, pas de sport, pas de hammam : la colle finit de polymériser. C’est la règle la plus importante, et la plus souvent oubliée.
  • Rien de gras autour de l’œil. Huiles démaquillantes, baumes, crèmes riches et sérums huileux dissolvent la colle. Choisissez un nettoyant sans huile.
  • Lavez-les, justement. Contrairement à une idée reçue, des extensions se nettoient — et doivent l’être. Une mousse douce spécifique, deux ou trois fois par semaine, retire sébum et poussières et prévient les irritations de la base du cil.
  • Peignez le matin. Une brossette propre, sur cils secs, remet tout en place en dix secondes.
  • Pas de mascara, pas de recourbe-cils. Le mascara s’agglomère entre les fibres et impose un frottement au démaquillage ; le recourbe-cils casse les extensions et le cil naturel avec.
  • Ne tirez jamais. Une extension qui gêne s’enlève au salon, en quelques minutes, avec un dissolvant adapté. Arracher, c’est emporter le cil naturel.
  • Dormez sur le dos si vous le pouvez. Un oreiller écrasé toute la nuit du même côté se voit sur la symétrie au bout de deux semaines.

Les précautions à connaître

La pose d’extensions est un geste esthétique sûr lorsqu’il est bien fait, mais il se pratique à un millimètre de l’œil, et quelques situations demandent d’en parler avant.

  • Une infection ou une inflammation en cours — conjonctivite, orgelet, blépharite, œil rouge — reporte le rendez-vous, sans discussion.
  • Une allergie connue aux cyanoacrylates, la famille chimique des colles à cils, contre-indique la pose. Si vous avez déjà réagi à une pose, dites-le.
  • Un traitement ophtalmologique ou dermatologique en cours, une chirurgie récente de l’œil ou de la paupière : demandez l’avis de votre médecin d’abord.
  • Les lentilles de contact se retirent avant la séance et se remettent après.
  • Venez démaquillée, sans mascara ni fard, et si possible sans crème autour des yeux : la séance commence plus vite et la colle prend mieux.

Une rougeur, un gonflement ou une démangeaison persistante dans les heures qui suivent une pose n’est pas à surveiller : c’est à faire retirer. Appelez le salon, puis un médecin si cela ne cède pas.